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La fin de vie

Comment accompagner un proche en fin de vie ?

Portrait de Sandrine Garcia
Par Sandrine Garcia, thanatothérapeutePublié le · 5 min de lecture
Un cœur doré entouré de rayons, accroché à un mur blanc

Tu sais que la mort approche. Tu voudrais être présente, trouver les bons mots, faire ce qu'il faut. Mais tu as peur de mal faire.

Tu observes ses gestes, sa fatigue, ses silences.

Tu te demandes si tu dois parler de la mort ou éviter le sujet.

S'il faut lui poser certaines questions.

S'il vaut mieux rester près de lui ou le laisser se reposer.

Et parfois, une pensée te traverse :

« Est-ce que je vais réussir à l'accompagner jusqu'au bout ? »

Personne ne nous apprend vraiment à vivre ces moments.

La réponse courte

Accompagner une personne en fin de vie ne signifie pas tout savoir, tout maîtriser ou trouver une réponse à chaque question. C'est d'abord chercher à être présent d'une manière qui respecte ses besoins, ses souhaits et tes propres possibilités.

Que dire à une personne en fin de vie ?

Peut-être que tu cherches les mots parfaits.

Ceux qui rassureraient, qui apaiseraient, qui permettraient de ne rien regretter.

Mais les mots les plus importants ne sont pas toujours extraordinaires.

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Ces mots, avec ma voix
Lire les mots

« Je suis là. »

« Est-ce que tu veux qu'on en parle ? »

« De quoi as-tu besoin aujourd'hui ? »

« Il y a quelque chose qui te ferait plaisir ? »

Et parfois, il y a des mots plus difficiles.

Un pardon.

Un merci.

Un je t'aime.

Il peut aussi y avoir des silences. Des moments où la personne n'a ni l'envie ni la force de parler.

L'essentiel n'est pas de provoquer une conversation sur la mort, mais de lui permettre d'exister si elle en ressent le besoin.

Comment être présent sans s'oublier ?

Lorsque quelqu'un que tu aimes approche de la mort, tu peux avoir envie d'être disponible à chaque instant.

Tu surveilles, tu anticipes, tu organises.

Et parfois, tu t'épuises.

Tu peux même culpabiliser à l'idée de rentrer dormir, de prendre l'air ou de confier temporairement le relais à quelqu'un d'autre.

Comme si aimer signifiait ne jamais s'absenter.

Mais tu restes un être humain.

Avec ton corps, tes émotions, tes limites et tes peurs.

Accompagner jusqu'au bout ne signifie pas devoir être présente à chaque seconde.

Tu peux avoir besoin d'aide.

Tu peux être fatiguée.

Tu peux avoir peur de la mort, même lorsque tu sais qu'elle approche.

Et tu peux demander aux soignants de t'expliquer ce qui se passe, de répondre à tes questions ou de t'orienter vers un soutien adapté.

Et si je n'arrivais pas à rester jusqu'au dernier souffle ?

Cette question me touche particulièrement.

Lorsque mon père est mort à la maison, j'étais enceinte.

Je l'avais accompagné pendant sa fin de vie.

Mais je n'ai pas réussi à rester dans la chambre jusqu'à ce que son cœur s'arrête.

Pendant longtemps, je me suis reproché cette absence.

J'avais cette conviction que j'aurais dû être capable de rester, quoi qu'il arrive.

Avec le temps, j'ai compris que je jugeais ce moment sans tenir compte de ce que je vivais moi-même.

La peur.

La douleur.

L'imminence de la séparation.

Et mes limites.

J'avais confondu ma capacité à rester jusqu'au dernier souffle avec la profondeur de mon amour.

Aujourd'hui, je sais que cette équation était injuste envers moi-même.

Une relation entière ne se résume pas à ses dernières minutes.

Peut-on se préparer à la mort d'un proche ?

On peut parfois préparer certains aspects de la fin de vie, même si l'on ne peut pas prévoir exactement comment elle se déroulera.

Parler des souhaits de la personne.

Lui demander ce qui compte pour elle.

Respecter son besoin de solitude ou, au contraire, de présence.

S'informer avec l'équipe médicale sur les soins, le confort, les possibilités d'accompagnement et les décisions qui peuvent se présenter.

En France, les soins palliatifs et les soins d'accompagnement visent notamment à soulager les souffrances et à soutenir la personne malade ainsi que ses proches. Ils ne concernent pas uniquement les tout derniers jours.

Il est également possible d'aborder les directives anticipées et la personne de confiance avec les professionnels de santé.

Mais se préparer, c'est aussi reconnaître ce que cette mort qui approche fait naître en soi.

La peur.

La colère.

L'impuissance.

L'amour.

Et parfois cette immense difficulté à imaginer la vie d'après.

Tu n'es pas obligée de porter toutes ces émotions seule.

Le temps qui reste est encore du temps à vivre

Je crois profondément qu'accompagner la fin de vie, ce n'est pas seulement se préparer à la mort.

C'est aussi se demander comment habiter le temps qui reste.

Parfois, ce sera une conversation importante.

Parfois, écouter ensemble une chanson.

Regarder une photographie.

Ou simplement partager un moment ordinaire.

Il n'y a rien à réussir.

Et aucune obligation de transformer ces derniers moments en souvenirs parfaits.

La mort approche, oui. Mais tant que la vie est là, la relation peut encore avoir quelque chose à vivre.

Tu n'as pas à traverser cette période seule.

J'accompagne les personnes confrontées à leur propre fin de vie et celles qui s'apprêtent à perdre quelqu'un qu'elles aiment.

Un espace pour parler des peurs, des questions, des non-dits et de ce qui compte profondément. En complément des soins et du suivi médical.

Découvrir mon accompagnement de la fin de vie →
Sandrine Garcia, thanatothérapeute
Sandrine Garcia, thanatothérapeute

Accompagnement du deuil humain et animalier et de la fin de vie, près de Nancy et en visio.

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